Communiqué de presse 6 avril 2017

 

Non pas de la truffe ou du caviar mais de la coriandre et de la ciboulette !

 

La CLCV37  a enquêté  sur les prix de 9 herbes aromatiques sèches vendues en grande distribution : Herbes de Provence, 2 sortes de persil, menthe, basilic, ciboulette, aneth, coriandre, estragon.   Environ 60 % sont de la marque Ducros et pour les autres, il s’agit principalement de marques de distributeurs ou d’autres marques nationales. Conclusion : mieux vaut être attentif au prix au kilo.

 

En moyenne, pour les formats classiques, les herbes de Provence sont les moins chères et la ciboulette, la plus chère (respectivement, environ 80 €/kg et 400 €/kg, soit 6 fois plus cher

 

Les prix moyens des marques nationales notamment pour les formats classiques sont plus élevés que ceux des marques distributeurs : entre 2 à 4 fois plus chers (respectivement notamment pour l’estragon et la ciboulette). Notons toutefois que chaque enseigne a sa propre politique et les écarts de prix entre les marques nationales et distributeurs sont variables pour chaque herbe aromatique.

 

 

Autre constat : les herbes aromatiques en grande quantité coûtent moins cher qu’en format standard. Par exemple, pour les herbes de Provence, le prix moyen en « grande quantité » (40 grammes ou plus) est 1,7 fois moins cher que les mêmes herbes en format standard (environ 21 grammes).

 

En magasin, les consommateurs ne sont pas aidés dans leur choix face à des pots identiques aux prix parfois très proches mais aux quantités bien différentes. En effet, les herbes aromatiques sèches de format standard sont contenues dans des pots qui semblent de même contenance, mais il n’en est rien. Prenons l’exemple de la marque Ducros, les quantités varient de 2,5 g pour la ciboulette à 23 g pour le romarin. Et ceci est vrai pour toutes les marques.

 

La liste des ingrédients peut également être utile pour comparer les produits notamment les herbes de Provence. En effet, cette appellation ne fait l’objet d’aucune réglementation, ce qui permet aux fabricants de faire librement leur mélange (au choix : thym, romarin, origan, sarriette, marjolaine, basilic …). Et pour ce qui est de la Provence, sur les 500 tonnes d’herbes de Provence sèches vendues en France, seulement 10 % sont produites dans l’Hexagone.

 

Ainsi, l’origine peut aussi être un critère pour faire son choix en toute connaissance de cause. A ce propos et face à la forte demande des consommateurs de connaître l’origine des produits qu’ils consomment, nous incitions les professionnels à fournir cette information.

 

 

Marie-Claude FOURRIER

CLCV37